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Avis | L’engueulade sur l’inculpation des présidents est un peu tardive

Ayant été impliqué dans l’une des enquêtes criminelles en série d’un président en exercice et de sa femme par le procureur à motivation politique Ken Starr, j’écris pour rappeler aux médias affolés qu’une décision d’enquêter sur l’ancien président Donald Trump pour des crimes bien plus graves et fondamentaux pour la présidence que ceux étudiés par M. Starr n’est ni difficile ni sans précédent.

Malgré cela, il n’avait pas été précédemment désigné comme co-conspirateur non inculpé ni mis en accusation, et malgré cela, l’enquête de M. Starr – contrairement à celle de l’avocat spécial Robert S. Mueller III – aurait pu aboutir à une mise en accusation car elle a précédé l’enquête de 2000 du bureau des affaires juridiques du ministère de la Justice. Selon l’opinion de l’avocat citée par M. Mueller comme excluant l’inculpation de M. Trump, ces enquêtes pendant la présidence de M. Clinton n’ont pas reçu la critique médiatique actuelle ni son avantage politique concomitant.

Bien que j’applaudis l’éditorial du 3 juillet « Enquêtez sur M. Trump », nécessaire à la lumière de cette amnésie collective, il est étonnant qu’il ait dû être écrit.

L’écrivain, un avocat, représentait Julie Hiatt Steele, la seule personne inculpée dans l’enquête de Ken Starr sur l’affaire Lewinsky.

Je suis très préoccupé par le fait que, dans la tentative problématique d’inculpation pénale de l’ancien président Donald Trump, le danger existentiel qu’il a posé dans ses derniers jours en tant que président sera oublié.

Le comité du 6 janvier a demandé “tous les documents et communications liés à la stabilité mentale de Donald Trump ou à son aptitude à exercer ses fonctions” et ceux liés “au 25e amendement à la Constitution américaine”. Comme le témoignage du comité du 6 janvier de l’assistante de la Maison Blanche, Cassidy Hutchinson, aurait dû le préciser, cette section aurait pu et aurait dû être invoquée pour mettre fin à la présidence chancelante de M. Trump de manière plus rapide et plus sûre.

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi (D-Californie), a appelé le président des chefs d’état-major interarmées, le général Mark A. Milley, le 8 janvier 2021, pour exprimer sa préoccupation urgente concernant la stabilité mentale du commandant de l’arsenal nucléaire stratégique. Le général Milley lui a assuré qu’il serait impliqué dans l’exécution d’une décision de lancer une telle grève. Le général a rencontré des commandants supérieurs pour revoir les procédures de longue date pour le lancement d’armes nucléaires et a affirmé que “le président seul pouvait donner l’ordre – mais, surtout, que lui, Milley, devait également être impliqué”.

Dans son témoignage devant la commission des forces armées du Sénat le 28 septembre, le général Milley a expliqué : « Je lui ai expliqué que le président est la seule autorité de lancement nucléaire, et qu’il ne les lance pas seul, et que je ne suis pas qualifié pour déterminer la santé mentale du président des États-Unis.

William E. Jackson Jr., Davidson, Caroline du Nord

L’écrivain a été directeur exécutif du Comité consultatif général américain sur le contrôle des armements de 1978 à 1980.

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