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L’Alberta sera la première province à réglementer les psychédéliques à des fins thérapeutiques, selon le gouvernement

L’Alberta deviendra la première juridiction canadienne à réglementer l’utilisation de drogues psychédéliques pour les personnes en thérapie, a annoncé mercredi la province.

Le gouvernement introduit également de nouvelles règles pour limiter qui peut prescrire des médicaments très puissants aux personnes ayant une dépendance aux opioïdes difficiles à traiter.

Les changements visent à protéger le public, à garantir que les patients reçoivent des soins de qualité et à empêcher que des médicaments à risque ne se retrouvent par inadvertance dans la rue.

Les chercheurs étudient de plus en plus l’utilisation de drogues psychédéliques comme la psilocybine (champignons magiques), le LSD et la kétamine pour aider les personnes souffrant de trouble de stress post-traumatique ou de dépression résistantes aux traitements conventionnels. Il existe certaines preuves que l’utilisation de doses soigneusement calibrées de psychédéliques pendant la psychothérapie pourrait aider les patients.

Bien que ces médicaments soient illégaux au Canada, les médecins et les chercheurs peuvent demander à Santé Canada de les utiliser dans des essais cliniques, d’obtenir un accès spécial à des fins thérapeutiques ou de demander une exemption dans l’intérêt public.

Santé Canada n’a pas été en mesure de fournir mercredi des informations sur le nombre de personnes autorisées à prescrire les médicaments. Les partisans de leur utilisation ont précédemment déclaré qu’il était rare d’obtenir une autorisation.

Lors d’un briefing technique mercredi, les responsables de la santé de l’Alberta ont déclaré qu’ils établissaient un cadre réglementaire dans la province, car il est prévu que le domaine se développera.

La nouvelle réglementation de l’Alberta obligerait les directeurs médicaux à demander une licence avant de traiter des patients avec des psychédéliques pour des troubles de santé mentale. Un psychiatre devrait superviser tout traitement, selon la réglementation en vigueur en janvier 2023. Les professionnels de la santé ne pourraient pas facturer les médicaments, et un professionnel qualifié ne doit donner le médicament aux patients que dans un établissement médical – à moins que la personne ne soit en soins palliatifs. se soucier.

Le personnel doit surveiller les patients pendant qu’ils sont dans un état mental altéré et doit signaler immédiatement au gouvernement toute blessure grave ou tout décès.

Les règles sont plus souples pour les médecins prescrivant de la kétamine ou des médicaments à des doses trop faibles pour provoquer des effets psychédéliques.

Prescriptions pour les dépendances aux opiacés

Parfois, les médecins prescrivent aux patients ayant une dépendance aux opioïdes des doses précises d’opioïdes moins nocifs pour les aider à réduire progressivement leur dépendance à la drogue.

Cependant, certaines personnes ne semblent pas répondre aux traitements les plus courants, notamment la méthadone ou la buprénorphine.

Dans ces cas, les médecins peuvent prescrire des médicaments plus puissants, notamment l’hydromorphone, la diacétylmorphine ou le fentanyl pendant une période plus courte. Ils comportent plus de risques, mais peuvent aider un patient à passer éventuellement à un traitement plus sûr des dépendances.

Le gouvernement de l’Alberta affirme que l’obtention de ces médicaments très puissants pour traiter les dépendances ne sera bientôt disponible que par le biais du programme de dépendance aux opioïdes géré par les services de santé de l’Alberta. Les responsables s’engagent également à étendre les cliniques offrant le service au-delà d’Edmonton et de Calgary à Grande Prairie, Red Deer, Lethbridge et Medicine Hat.

Les patients devront prendre les médicaments devant des professionnels de santé sur place. Les médecins prescrivant les médicaments devront indiquer pourquoi ils sont prescrits et doivent essayer de faire passer les patients à un traitement moins risqué dès que possible.

Dans un mois, les médecins de famille qui prescrivent ces médicaments et travaillent à l’extérieur des cliniques AHS ne pourront plus commencer de nouveaux patients sur ces thérapies à haut risque.

Le règlement ne s’applique pas aux médecins qui prescrivent les médicaments pour traiter la douleur.

Les changements seront introduits progressivement au cours des cinq prochains mois.

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