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Le jury du coroner dans la mort d’un adolescent cri demande une réforme des services pour les enfants pris en charge

AVERTISSEMENT : Cette histoire contient des détails affligeants.

Le jury d’un coroner a rendu son verdict dans le décès d’un adolescent cri de 17 ans dans un foyer de groupe à Abbotsford, en Colombie-Britannique, recommandant davantage de services familiaux pour les enfants pris en charge et une action plus rapide lorsque ces enfants disparaissent.

Traevon Chalifoux-Desjarlais a été retrouvé dans le placard d’une chambre en septembre 2020, quatre jours après avoir été porté disparu pour la première fois par un membre du personnel d’un foyer de groupe. À la suite d’une enquête du coroner, sa mort a été confirmée comme un suicide.

Témoignage d’enquête de la mère de l’adolescent, psychiatre et assistante sociale de la tutelle a brossé le portrait d’un jeune homme vulnérable qui a fait face à des défis écrasants au cours de sa courte vie, notamment une déficience intellectuelle. Il a été pris en charge par le gouvernement à sa naissance et a été déplacé plusieurs fois, grandissant entre les maisons de divers parents.

Le verdict du jury du coroner comprend 18 recommandations pour le ministère du Développement de l’enfance et de la famille, l’exploitant du foyer de groupe Rees Family Services et le fournisseur de services de protection de l’enfance autochtone Xyolhemeylh, un organisme délégué du ministère.

Les recommandations incluent de veiller à ce que les enfants disparus soient immédiatement signalés à la police, de créer des politiques et des structures de financement qui favoriseraient les services résidentiels familiaux par rapport aux foyers de groupe gérés par du personnel, et d’augmenter le nombre d’employés autochtones qualifiés travaillant directement avec les enfants et leurs familles.

Le jury a également appelé à une collaboration entre le ministère et les communautés autochtones pour réévaluer les conditions de vie des enfants pris en charge afin de s’assurer qu’ils sont placés dans des foyers sûrs et culturellement appropriés, et à engager des aînés autochtones pour qu’ils soient disponibles dans ces foyers.

L’enquête de neuf jours a appris que Chalifoux-Desjarlais avait cessé de prendre ses médicaments dans les mois précédant sa mort, ce qui aurait pu contribuer à une augmentation des comportements d’automutilation, notamment en faisant des trous dans le mur de sa chambre avec sa tête et en découpant son matelas et des draps.

Les restrictions liées au COVID-19 n’ont fait qu’empirer les choses en limitant les contacts en personne qu’il avait avec divers membres du personnel de l’équipe de soins.

Au cours de l’enquête, un travailleur d’un foyer de groupe a témoigné qu’il avait fouillé la chambre de Chalifoux-Desjarlais « plusieurs fois » après avoir signalé sa disparition le 14 septembre 2020. Lorsqu’un policier d’Abbotsford a trouvé le corps de l’adolescent dans le placard, trois suicides des notes ont été découvertes sur sa table de chevet et sur son sol.

L’enquête du coroner ne trouve pas de blâme ou de criminalité, mais vise à servir l’intérêt public en révélant les faits et les circonstances d’un décès. Les recommandations du jury visent à apporter des améliorations à la politique et aux procédures.


Si vous ou quelqu’un que vous connaissez éprouvez des difficultés, voici où obtenir de l’aide :

Si vous craignez qu’une personne que vous connaissez présente un risque de suicide, vous devriez lui en parler, dit l’Association canadienne pour la prévention du suicide. Voici quelques signes avant-coureurs :

  • Pensées suicidaires.
  • Abus de substance.
  • Sans but.
  • Anxiété.
  • Se sentir pris au piège.
  • Désespoir et impuissance.
  • Retrait.
  • Colère.
  • Insouciance.

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