Politique

Les progressistes de la Chambre veulent mettre la sécurité sociale à l’ordre du jour à moyen terme. Bonne idée

Action de campagne

Les efforts des républicains pour réduire ou privatiser le programme sont extrêmement impopulaires : 68 % des électeurs s’y opposent, dont 75 % de démocrates, 70 % de républicains et 59 % d’indépendants.

La législation que le CPC propose est du représentant John Larson (D-CT). Il protégerait les travailleurs à faible revenu et renforcerait les prestations contre l’inflation, entre autres mesures. Il augmente les charges sociales des personnes à revenu élevé pour prolonger la solvabilité du programme au siècle prochain et renforcer le Fonds d’affectation spéciale pour la sécurité sociale.

À l’heure actuelle, les charges sociales ne sont perçues que sur les premiers 142 800 $ de revenus d’un individu. Tout ce qui est au-dessus n’est pas soumis aux charges sociales. Ce projet de loi laisserait ce plafond en place pour les personnes gagnant jusqu’à 400 000 $, puis il reviendrait en vigueur pour ces revenus. Cela n’affecterait que les 0,4% des meilleurs parieurs, selon les législateurs.

Cette formulation remplit la promesse du président Joe Biden de ne pas créer de nouvelles taxes pour quiconque gagne moins de 400 000 dollars par an. C’est une idée très populaire dans l’enquête Data for Progress. Il recueille le soutien de 76 % des électeurs probables, dont 83 % de démocrates, 73 % de républicains et 73 % d’indépendants.

Le projet de loi serait bien sûr bloqué au Sénat, mais cela en fait une idée encore meilleure pour la Chambre. Ils devraient apporter un combat de sécurité sociale aux républicains lorsque le sondage est aussi clair. Parce que les républicains menacent le programme à chaque tournant.

Le comité d’étude républicain de la Chambre vient d’appeler à relever à nouveau l’âge de la retraite, trois mois par an d’ici 2040. D’ici là, les personnes nées après 1978 ne pourraient pas recevoir l’intégralité de leurs prestations de sécurité sociale avant l’âge de 70 ans. C’est une grosse réduction des prestations.

Du côté du Sénat, la sénatrice Lindsey Graham (R-SC) a promis que la «réforme des droits» (leur euphémisme pour les réductions de la sécurité sociale et de l’assurance-maladie) serait une priorité absolue pour les républicains s’ils reprenaient le Sénat. Le sénateur Marco Rubio (R-FL) pousse une fois de plus son plan pour forcer les travailleurs à voler leurs futures prestations de sécurité sociale afin d’obtenir le congé parental dont ils auront besoin maintenant que tant d’États vont les forcer à avoir des enfants .

Le sénateur Rick Scott de Floride a son plan, élaboré pour le Comité sénatorial national républicain qu’il dirige – le comité chargé d’élire les républicains à la chambre – qui supprimerait simplement les programmes, ainsi que presque tout le reste. La grande idée de Scott est que tout ce qui a été adopté par le Congrès expire après cinq ans et doit être adopté à nouveau. Un Sénat républicain ne va certainement pas recréer la Sécurité sociale.

Le PCC de la Chambre est donc sur la bonne voie pour faire avancer cette législation, ce qui pourrait constituer un bon projet de septembre pour les démocrates du Congrès. Se battre pour la sécurité sociale est toujours une bonne politique, autant que c’est une bonne politique.

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