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L’exécutif pétrolier ne devrait pas faire partie du fonds de pension des enseignants

En tant qu’enseignants qui travaillent et qui dépendent de la sécurité de la retraite dans un avenir sans danger pour le climat, nous sommes confus et déçus par la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (OTF) annonce de nomination Deborah Stein, dirigeante du secteur pétrolier et gazier de l’Alberta, au conseil d’administration du Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (RREO). Nous demandons à la FTO, le représentant des enseignants dans la gouvernance du RREO, de retirer cette nomination avant qu’elle ne devienne effective le 1er janvier.

Les administrateurs du RREO ont l’obligation fiduciaire d’investir dans le meilleur intérêt des enseignants de l’Ontario, ce qui est incompatible avec les intérêts des entreprises de combustibles fossiles. Il nous est impossible de dire si Stein superviserait les décisions du RREO sur les risques climatiques et les investissements dans les combustibles fossiles dans l’intérêt des enseignants ou des actionnaires des sociétés de combustibles fossiles dont elle siège au conseil d’administration.

Stein était un cadre de longue date d’AltaGas et est actuellement administrateur de quatre sociétés de combustibles fossiles, dont Parkland Corporation, Washington Gas, Trican Well Service et Nuvista Energy. Aucune de ces entreprises n’a de plan net zéro, ce qui contraste fortement avec le RREO engagement zéro émission nette d’ici 2050 et ambitieux stratégie climatique. Ces entreprises ont des intérêts financiers dans l’utilisation continue des combustibles fossiles, et Stein a l’obligation légale de faire avancer ces intérêts.

La FTO a également annoncé la nomination de Timothy Hodgson au conseil d’administration du RREO – sans divulguer qu’il est un ancien administrateur de MEG Energy. Stein et Hodgson rejoindraient deux courants Administrateurs du RREO ayant des liens de longue date avec l’industrie des combustibles fossiles, y compris des postes d’administrateur antérieurs chez ARC Resources, Cenovus Energy et Enbridge Income Fund Holdings. Si les nominations de la FTO se poursuivent, quatre des 11 administrateurs du RREO – 36 % du conseil – auront des liens directs avec l’industrie des combustibles fossiles.

Ces nominations sont particulièrement déconcertantes compte tenu des préoccupations climatiques soulevées par les enseignants ontariens et leurs syndicats. Des centaines d’enseignants ont demandé au RREO de cesser d’investir dans les combustibles fossiles. En 2018, les membres de la FEEO voté pour le désinvestissement de l’OTPP dans les combustibles fossiles. En 2021, le président de l’OECTA appelé pour “désinvestissement à un rythme plus rapide”.

Pouvons-nous nous attendre à ce qu’un directeur des combustibles fossiles vote de manière impartiale sur les demandes des enseignants pour que le RREO mette en œuvre une stratégie net zéro crédible et cesse d’investir dans les combustibles fossiles ? C’est comme mettre un responsable de la cigarette au conseil de santé publique et s’attendre à ce que nous croyions qu’ils interdiront de fumer. C’est un conflit d’intérêts évident.

La protection de l’épargne-retraite des enseignants pendant la crise climatique nécessite l’arrêt immédiat de l’expansion des combustibles fossiles, l’élimination progressive des actifs fossiles existants et des investissements massifs dans des solutions climatiques. L’ajout d’un autre administrateur impliqué dans les fossiles au conseil d’administration du RREO ne fournira pas l’expertise nécessaire pour gérer l’aggravation des risques climatiques et aligner nos investissements de retraite avec la sécurité climatique.

Le rôle de la FTO dans la gouvernance du RREO est de protéger la sécurité de notre retraite et de s’assurer que l’épargne des enseignants est investie dans nos meilleurs intérêts à long terme. Un administrateur du RREO légalement redevable aux actionnaires de sociétés pétrolières et gazières expansionnistes ne peut remplir ce rôle.

Nous demandons à la FEO de retirer la nomination de Deborah Stein au conseil d’administration du RREO et de nommer une personne possédant les connaissances en matière de climat et l’expertise en finance durable nécessaires pour protéger nos pensions et la planète.

Nigel Barriffe est enseignant au primaire et vice-président des enseignants de l’élémentaire de Toronto. Lisa Jeffery est enseignante de sciences au secondaire et membre du groupe de travail consultatif sur l’environnement de la FEESO. Betty de Groote est une enseignante retraitée de français, d’arts et d’éducation physique et membre de l’OECTA.

Cet éditorial est une version adaptée d’un lettre ouverte à l’OTF signé par plus de 150 enseignants actifs et retraités de l’Ontario.

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