Divertissement

Review: Un grand cœur et un œil écarquillé dans ‘Marcel the Shell’

C’est le boom des yeux écarquillés.

Quelques mois après “Everything Everywhere All at Once”, la comédie de science-fiction métaphysique dont la panoplie de métaverses comprenait de manière mémorable celle qui faisait de la magie avec une paire de pierres et des globes oculaires en plastique, arrive “Marcel the Shell With Shoes On”.

Marcel est un coquillage d’un pouce avec un seul œil écarquillé, une paire de chaussures Polly Pocket et un très grand cœur. Il se présente comme une coquille, “mais j’ai aussi des chaussures et un visage”.

“J’aime ça chez moi”, dit Marcel.

“Marcel the Shell With Shoes On”, qui ouvre vendredi dans les salles, est un long métrage d’animation en stop motion basé sur les courts métrages YouTube réalisés par Jenny Slate, qui exprime Marcel avec un ton aigu et douillet, et le réalisateur Dean Fleischer Camp . C’est un saut d’échelle que Marcel, qui dort sur une tranche de pain et joue des « Taps » à travers un macaroni, apprécierait probablement lui-même.

L’expérience d’être petit et d’être mignon comme un genou est au cœur de “Marcel the Shell”, très probablement le film le plus doux jamais réalisé sur un mollusque. Pour Marcel, il y a beaucoup de joie et de fierté à se déplacer comme un petit gars, et seulement une inquiétude occasionnelle. La vue de la femme de ménage – “le signe avant-coureur de l’aspirateur” – est un exemple de préoccupation. Mais la plupart du temps, Marcel s’en sort très bien. Il utilise un mélangeur attaché à une branche pour secouer les fruits d’un arbre à l’extérieur de la fenêtre. Lorsqu’il veut se déplacer plus rapidement, il utilise son “rover”, une balle de tennis avec un trou dans lequel grimper.

Dans le film, qui reprend le même esprit ensoleillé et le même style de faux documentaire que les courts métrages, Marcel vit en grande partie à l’abri des regards dans une maison californienne avec sa grand-mère jardinière, Connie (Isabella Rossellini, une excellente voix de tous les temps). Ils sont passés inaperçus jusqu’à ce qu’un réalisateur de documentaires, Dean (Camp) emménage et commence à filmer Marcel. Et, comme un enfant imaginatif, Marcel aime l’attention, montrant constamment à Dean de petites astuces pour être petit et partageant avec empressement un flux constant de pensées non séquentielles et de slogans motivants. L’un vient de l’athlète que Marcel appelle « Whale Jetski » : « Vous ratez 100 % des coups que vous ne prenez pas.

Les références et les goûts imprévisibles de Marcel font partie de son charme. Lui et Connie, par exemple, sont de grands fans de Lesley Stahl sur « 60 Minutes », et regardent régulièrement. « Elle ouvre grand les caisses », explique Marcel. Après que Dean publie des clips de Marcel sur YouTube qui recueillent des millions de vues, la célébrité vient un peu mal à l’aise pour Marcel. Les TikTokers se présentent devant la maison. Même Stahl vient appeler.

La quantité de sensations qu’une coquille peut supporter fait partie de l’histoire de « Marcel la coquille ». Mais il s’agit plutôt de préserver, face au chagrin et au doute de soi, une appréciation enfantine pour les plus petites choses de la vie.

La mélancolie entoure le film. Il se déroule presque entièrement à l’intérieur et autour de la maison, lui donnant la solitude d’un casanier. Quelque chose d’incertain s’est produit qui a déraciné la grande communauté de Marcel, ne laissant que lui et Connie, dont la santé se détériore. Dean, lui aussi, soigne le chagrin. Nous n’apprenons pas grand-chose sur sa vie, ni même le voyons souvent, mais nous savons qu’il vient de divorcer. (Slate et Camp ont eux-mêmes divorcé en 2016. Leur film fait à la main est, en partie, le tendre produit d’une relation qui s’est estompée.)

“Marcel the Shell” peut frôler, voire basculer, dans un territoire écoeurant – tel est le danger omniprésent des yeux écarquillés. Mais c’est peut-être le seul film qui peut tirer une réplique du genre « Devinez pourquoi je souris beaucoup ? Euh, parce que ça vaut le coup. Il y a quelque chose d’étonnamment dur chez Marcel, une âme résiliente qui affronte les hauts et les bas de la vie avec courage et espièglerie. “Marcel the Shell With Shoes On” pourrait être considéré comme un film pour enfants ou un film indépendant d’art et d’essai (A24 sort). Mais son public approprié pourrait être toute personne qui s’est déjà sentie sablée par la vie et qui pourrait utiliser un rouleau dans le rover de Marcel.

“Marcel the Shell With Shoes On”, une version A24, est classé PG par la Motion Picture Association of America pour certains éléments suggestifs et thématiques. Durée : 90 minutes. Trois étoiles sur quatre.

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Suivez AP Film Writer Jake Coyle sur Twitter à: http://twitter.com/jakecoyleAP

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